[Littérature] romans dédiés à la survie
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Re: [Littérature] romans dédiés à la survie
Super livre bien que certains passages puissent poser question.
A noter que Sylvain Tesson s'en est inspiré :
Pendant huit mois, Sylvain Tesson a refait le long voyage de la Sibérie
au golfe du Bengale qu'effectuaient naguère les évadés du goulag. Pour
rendre hommage à ceux dont la soif de liberté a triomphé des obstacles
les plus grands, seul, il a franchi les taïgas, la steppe mongole, le
désert de Gobi, les Hauts Plateaux tibétains, la chaîne himalayenne, la
forêt humide jusqu'à la montagne de Darjeeling. À pied, à cheval, à
vélo, sur six mille kilomètres, il a connu ce qu'il a cherché de plein
gré: le froid, la-faim, la solitude extrême. La splendeur de la haute
Asie l'a récompensé, comme les mots d'une très ancienne déportée
heureuse de se confier à lui: "On a le droit de se souvenir. "
J'ai lu les deux avec grand plaisir.
Jonas
A noter que Sylvain Tesson s'en est inspiré :
Pendant huit mois, Sylvain Tesson a refait le long voyage de la Sibérie
au golfe du Bengale qu'effectuaient naguère les évadés du goulag. Pour
rendre hommage à ceux dont la soif de liberté a triomphé des obstacles
les plus grands, seul, il a franchi les taïgas, la steppe mongole, le
désert de Gobi, les Hauts Plateaux tibétains, la chaîne himalayenne, la
forêt humide jusqu'à la montagne de Darjeeling. À pied, à cheval, à
vélo, sur six mille kilomètres, il a connu ce qu'il a cherché de plein
gré: le froid, la-faim, la solitude extrême. La splendeur de la haute
Asie l'a récompensé, comme les mots d'une très ancienne déportée
heureuse de se confier à lui: "On a le droit de se souvenir. "
J'ai lu les deux avec grand plaisir.
Jonas
Jonas-
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Date d'inscription: 31/10/2007
Re: [Littérature] romans dédiés à la survie
Je l'ai mais ne l'ai pas encore lu.
J'ai lu L'Axe du Loup (S. Tesson), qui après la lecture de ce roman a entrepis le même voyage seul, mais dans des conditions bien plus clémentes.
En ce moment je lis Bêtes, hommes et Dieux : A travers la Mongolie interdite 1920-1921 (Ferdynant Ossendowski). Là aussi une histoire de fuite en sibérie, mais 20 ans plus tôt.
J'ai également lu Aussi loin que mes pas me portent (J. M. Bauer)
Très beau récit (réel), bien évidemment il y a pas mal d'ellipses et de passage un peu flous car Bauer n'a pas tout gardé en mémoire. Contrairement à A marche forcée, Bauer est seul la plupart du temps ce qui rend son périple encore plus impressionnant.
J'ai lu L'Axe du Loup (S. Tesson), qui après la lecture de ce roman a entrepis le même voyage seul, mais dans des conditions bien plus clémentes.
En ce moment je lis Bêtes, hommes et Dieux : A travers la Mongolie interdite 1920-1921 (Ferdynant Ossendowski). Là aussi une histoire de fuite en sibérie, mais 20 ans plus tôt.
Un livre-culte de la littérature d'aventure vécue. Krasnoïarsk (Sibérie
centrale), hiver 1920. L'homme vient d'apprendre qu'on l'a dénoncé aux
" Rouges ", et que le peloton d'exécution l'attend. Il prend son fusil,
fourre quelques cartouches dans la poche de sa pelisse, sort dans le
froid glacial - et gagne la forêt. Commence alors une course-poursuite
dont il ne sortira vivant, il le sait, que s'il ose l'impossible gagner
à pied l'Inde anglaise à travers l'immensité sibérienne, puis les
passes de Mongolie, puis le désert de Gobi, puis le plateau tibétain,
puis l'Himalaya... L'itinéraire qu'il suivra sera quelque peu
différent, et si possible plus sidérant encore. Mais ce que le livre
révèle - et que le lecteur n'attend pas - c'est, parallèle an voyage
réel. une étrange odyssée intérieure qui nous introduit au cœur des
mystères de l'Asie millénaire. Car Ossendowski, géologue de son état,
n'est pas qu'un savant doublé d'un aventurier. C'est un esprit exalté
et curieux qui vit sa marche folle à la manière d une initiation...
J'ai également lu Aussi loin que mes pas me portent (J. M. Bauer)
Très beau récit (réel), bien évidemment il y a pas mal d'ellipses et de passage un peu flous car Bauer n'a pas tout gardé en mémoire. Contrairement à A marche forcée, Bauer est seul la plupart du temps ce qui rend son périple encore plus impressionnant.
En août 1944. Clemens Forell, infortuné soldat allemand enrôlé sous la
bannière du Reich, laisse derrière lui femme et enfant pour aller se
battre sur le front russe. Un an plus tard, capturé par l'Armée rouge,
il se voit refuser le statut de prisonnier de guerre et écope d'une
condamnation à vingt ans de bagne - car il s'agit de fournir en main
d'œuvre les terribles mines mises en exploitation par Staline au-delà
de la Kolyma, près du détroit de Béring... Après trois longues années
passées sous terre, dans des conditions effroyables. Forell parvient à
s'évader et entame une odyssée terrestre dont il ne mesure pas d'abord
l'impossibilité. Il ne sait qu'une chose : il doit faire route vers le
sud-ouest, sans faiblir. Il connaîtra le froid de la toundra, la faim,
les loups, le découragement, la peur - la peur surtout. Mais aussi les
rencontres inespérées, les inconnus qui prennent des risques pour lui
venir en aide... Au bout de trois ans et deux mois de marche, après
quatorze mille kilomètres d'errance traquée, il parvient à la
frontière de l'Iran, en vue de la liberté... Une aventure parfaitement
inhumaine, ramenée par le courage et l'entêtement à vivre aux
dimensions de la simple humanité.

ipphy- Membre Premium
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Livre sur le départ par la mer
Je suis tombé ce week end sur un livre de Massacrier "Partir ou le guide du vagabondage à voile". Pour ceux, comme Mariner, qui envisageraient ce type de d'échappatoire en cas de llbsv, je le vend. Contact par MP.
A bientôt
A bientôt

Rem- Membre Premium
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Re: [Littérature] romans dédiés à la survie
Le film en question est sans doute "le toubib", avec Alain Delon et Véronique Jannot. Il est passé à la TV il y a une quinzaine d'années, et m'a laissé le souvenir d'un nanard bien franchouillard. Le sang était en outre trop mal imité...

Le résumé de Cinémovies :
Quelque part aux portes de l'Europe, la guerre fait rage. Chirurgien,
Jean-Marie est affecté près du front. Arrive Harmony, une jeune
infirmière. Alors que défilent entre leurs mains les hommes blessés au
combat, ils vont apprendre à se connaître et à s'aimer.
J'ai bon ? J'ai gagné les bisous ?
Rammstein

Le résumé de Cinémovies :
Quelque part aux portes de l'Europe, la guerre fait rage. Chirurgien,
Jean-Marie est affecté près du front. Arrive Harmony, une jeune
infirmière. Alors que défilent entre leurs mains les hommes blessés au
combat, ils vont apprendre à se connaître et à s'aimer.
J'ai bon ? J'ai gagné les bisous ?
Rammstein
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Sur La Terre Humide - Speed King - Stripped - The Hunt - Soft - Stenka Na Stenku - Choeur des soldats décembristes

Rammstein- Membre fondateur
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Re: [Littérature] romans dédiés à la survie
Rammstein a écrit:J'ai bon ? J'ai gagné les bisous ?
Rammstein
On dirait, oui ! Euh, des bisous virtuels, ça te va ?
Merci en tous cas ! Je le regarde dès que possible, ça me rajeunira de 20 ans !

Barnabé- Animator
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Re: [Littérature] romans dédiés à la survie
Je viens de le terminer en...3 jours, littéralement dévoré. Bon outre quelques petit passage douteux (sable en Gobie??, Yéti???), le récit est haletant et truffé de combines à étudier peut être plus en profondeur.
Bref tout ca pour dire, ca se lit vite, c'est du bon: Allez-y!
Bref tout ca pour dire, ca se lit vite, c'est du bon: Allez-y!

Nitaifu-
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Date d'inscription: 05/04/2008
Re: [Littérature] romans dédiés à la survie
Rammstein a écrit:Le film en question est sans doute "le toubib", avec Alain Delon et Véronique Jannot. Il est passé à la TV il y a une quinzaine d'années, et m'a laissé le souvenir d'un nanard bien franchouillard. Le sang était en outre trop mal imité...![]()
Le résumé de Cinémovies :
Quelque part aux portes de l'Europe, la guerre fait rage. Chirurgien,
Jean-Marie est affecté près du front. Arrive Harmony, une jeune
infirmière. Alors que défilent entre leurs mains les hommes blessés au
combat, ils vont apprendre à se connaître et à s'aimer.
Revu ce soir. Au delà de l'histoire un peu cucul et des nos acteurs préférés (hum) plus jeunes de 29 ans, ce n'est pas inutile de le voir. Ca donne une certaine idée de ce que pourrait être une guerre sale moderne : mini-bombes à fragmentation, gaz de combat, guerre bactériologique (gangrène sur des blessures pourtant normalement guérissables), et peut-être sabotages. Le film a l'intelligence de supposer que les belligérants utilisent les moyens de guerre conventionnels par peur d'utiliser l'arme nucléaire.
Bref, on voit pas de héros, pas de méchant ni de gentils, juste une guerre absurde et dégueulasse.
Par ailleurs, ce qui choque, c'est de voir une armée en campagne en Europe ! Imaginer des pays européens en mobilisation générale, c'est tellement impossible pour nos esprits ! Contrairement à ce qu'on voit dans ce film, la guerre n'a pas lieu en Europe avec de gros moyens. Elle a lieu loin, en Afghanistan ou en Irak. Ce n'est pas une vraie guerre, mais des "opérations" validées par l'ONU ou au moins par les U.S. Et surtout, on a bien plus peur du terrorisme que d'une guerre déclarée et officielle !
Bref, un film pas inutile à revoir, mais à remettre en perspective avec les 29 dernières années d'évolution géopolitique.


Barnabé- Animator
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Localisation: Massif Central
Date d'inscription: 28/04/2008
Re: [Littérature] romans dédiés à la survie
Un roman pour se mettre en situation possible :
"le jour des fous" de Edmund COOPER, (all fools' day) 1966
La survie en Angleterre après qu'une "épidémie" ai fait disparaître la quasi totalité de la population : aller chercher les dernières conserves dans les batiments abandonnés, affronter les barrages des gangs, les rétablisseurs d' "ordre", se cacher, trouver du carburant, affronter les meutes de chiens redevenus les prédateurs des hommes en ville...
J'ai beaucoup apprécié
"le jour des fous" de Edmund COOPER, (all fools' day) 1966
La survie en Angleterre après qu'une "épidémie" ai fait disparaître la quasi totalité de la population : aller chercher les dernières conserves dans les batiments abandonnés, affronter les barrages des gangs, les rétablisseurs d' "ordre", se cacher, trouver du carburant, affronter les meutes de chiens redevenus les prédateurs des hommes en ville...
J'ai beaucoup apprécié
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Cynorrhodon

cynorrhodon-
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Loisirs: DO IT YOURSELF, brassage de bière, jeu de rôle, phyto, mondes post-apo
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Re: [Littérature] romans dédiés à la survie
J'ai avalé LA ROUTE de Cormac McCarthy hier soir, d'une seule traite.

250 pages et un prix Pulitzer pour... pas grand chose. L'histoire d'une famille d'après l'apocalypse. La femme se suicide avant le début du livre, pour échapper par anticipation au viol et aux cannibales ; le père et le gamin prennent la route pour aller plus au sud, où l'hiver sera plus facile à affronter. Et sur la route, ils goûtent aux joies du survivalisme nomade.
Rien de bien nouveau à se mettre sous la dent donc. Le thème a déjà été traité de la même manière de nombreuses fois, et la partie philosophique se résume à ranger l'humanité en Gentils (ceux qui ne bouffent pas leur prochain) et en Méchants (ceux qui bouffent les Gentils).
On retiendra l'absence totale d'animaux. La mer pleine de pétrole. Et le caddie customisé avec balais chasse-cailloux devant, et rétroviseur au guidon pour surveiller les arrières.
La Route -le livre- est juste un os à ronger en attendant le film dont la réalisation sauvera peut-être un scénario à ras des pâquerettes en cendres...


250 pages et un prix Pulitzer pour... pas grand chose. L'histoire d'une famille d'après l'apocalypse. La femme se suicide avant le début du livre, pour échapper par anticipation au viol et aux cannibales ; le père et le gamin prennent la route pour aller plus au sud, où l'hiver sera plus facile à affronter. Et sur la route, ils goûtent aux joies du survivalisme nomade.
Rien de bien nouveau à se mettre sous la dent donc. Le thème a déjà été traité de la même manière de nombreuses fois, et la partie philosophique se résume à ranger l'humanité en Gentils (ceux qui ne bouffent pas leur prochain) et en Méchants (ceux qui bouffent les Gentils).
On retiendra l'absence totale d'animaux. La mer pleine de pétrole. Et le caddie customisé avec balais chasse-cailloux devant, et rétroviseur au guidon pour surveiller les arrières.
La Route -le livre- est juste un os à ronger en attendant le film dont la réalisation sauvera peut-être un scénario à ras des pâquerettes en cendres...


Stalker- Membre Premium
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Date d'inscription: 29/07/2008
Re: [Littérature] romans dédiés à la survie
Stalker a écrit:
La Route -le livre- est juste un os à ronger en attendant le film dont la réalisation sauvera peut-être un scénario à ras des pâquerettes en cendres...
Lu depuis environ 6 mois (d'une seule traite aussi).
Pas du tout du même avis que toi. L'ambiance y est pesante, pas mal de petits détails qui font réfléchir, le rapport père-fils etc...
Pour moi, un bon livre.
Merci Stalker de l'avoir signalé, j'avais zappé!
Petrus.

Petrus16- Membre Premium
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Age: 39
Date d'inscription: 14/02/2007
Re: [Littérature] romans dédiés à la survie
Oui à la réflexion, Petrus, ce n'est pas un mauvais bouquin.
Peut-être qu'après la médiatisation dont il a fait l'objet j'en attendais un peu trop tout simplement ; et qu'après tout ce que j'ai déjà vu et lu, la nouveauté se fait rare
La possibilité d'une île de Houellebec, ou les derniers pavés de Dantec apportent au moins, malgré un positionnement très S-F, une certaine vision et un fond de réflexion plus riche.
Dans La route, TOUT tourne autour de la recherche de nourriture. Ok, c'est un thème essentiel, mais il en faut plus pour nourrir mon appétit littéraire !
Peut-être qu'après la médiatisation dont il a fait l'objet j'en attendais un peu trop tout simplement ; et qu'après tout ce que j'ai déjà vu et lu, la nouveauté se fait rare
La possibilité d'une île de Houellebec, ou les derniers pavés de Dantec apportent au moins, malgré un positionnement très S-F, une certaine vision et un fond de réflexion plus riche.
Dans La route, TOUT tourne autour de la recherche de nourriture. Ok, c'est un thème essentiel, mais il en faut plus pour nourrir mon appétit littéraire !

Stalker- Membre Premium
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Nombre de messages: 311
Date d'inscription: 29/07/2008
Re: [Littérature] romans dédiés à la survie
Salut stalker,
Le minimalisme (côté très dépouillé) du récit est, me semble t-il, clairement assumé par l'auteur.
Clairement d'accord avec toi sur le manichéisme de l'histoire (méchants contre gentils) ; toutefois, on peut prendre, à mon sens, ce manichéisme pour une prise de partie des protagonistes : l’histoire est vue à travers les yeux d’un enfant et de son père ; père qui tente de rassurer son enfant et de le préserver des horreurs de la situation. Il y a un dialogue, dans le roman, où le fils demande au père s’ils sont les gentils (histoire de la lumière/aura qu’ils portent) ; la vision manichéenne que le père offre au fils peut être vue comme un moyen de préserver ce dernier (garder son innocence) de l'horreur et de la folie. Mais il est vrai que les méchants sont réellement déshumanisés (comme dans les contes de fées). Seule exception le vieux Eli, qui bien que méprisable est traité de manière plus complexe.
Par contre, pour le côté philosophique, je pense plutôt que le roman de mc carthy s'apparente beaucoup à ces vieux contes mythologiques ou aux contes de fée ; le côté philosophique n'y apparaît pas directement (n‘est pas revendiqué), mais en filigrane (il imbibe le roman sans apparaître au grand jour : agit de manière subconsciente). C’est toute l’histoire des vieux contes, tout y est symbolique (exemple : l‘hivers éternel, un monde mourrant, la faune éteinte (et les sources de protéines avec elle), les hommes qui mangent leurs propres enfants, au risque de voir éteindre leur lignée, même le nom d'Eli (seul personnage ayant un nom dans le roman) n'est pas choisi au hazard (Eli : prophète de la bible et du coran ayant survécu, lors d'une longue pérégrination, à la faim grâce à l‘aide des animaux sauvages, etc.).
Tout à fait d’accord, le scénario ne vaut pas réellement plus que celui d’un conte comme le petit chaperon rouge, mais c’est la manière dont il est emmené et développé, notamment à travers cette relation père fils et la quête initiatique du petit, qui rendent le récit intéressant et captivant (comme moi, tu l’as lu d’une traite
).
Ce n’est pas le scénario du siècle, mais il est empreint d’une poésie et d’une symbolique qui le rende universel.
Pas grand-chose à retenir en ce qui concerne la survie (ce n’est pas un livre de survie) pour tout lecteur de ce forum, mais un récit mythologique qui parle plus au "coeur" qu’à l’esprit.
Bref, la route a toute l'apparence d'un roman simpliste (il a l'apparente simplicité des contes pour enfant), mais, dans l'absolu, il atteint (à mon sens) l'universalité des contes (il parle au subconscient).
Bon, enfin, c’est comme ça que je l’ai vu (et c’est le miracle des bons romans, chacun y voit un roman différent de celui des autres : un reflet de lui-même
).
Bon, je l'ai bien vendu ce bouquin ?
@+
Stalker a écrit:Rien de bien nouveau à se mettre sous la dent donc. Le thème a déjà été traité de la même manière de nombreuses fois, et la partie philosophique se résume à ranger l'humanité en Gentils (ceux qui ne bouffent pas leur prochain) et en Méchants (ceux qui bouffent les Gentils).
Le minimalisme (côté très dépouillé) du récit est, me semble t-il, clairement assumé par l'auteur.
Clairement d'accord avec toi sur le manichéisme de l'histoire (méchants contre gentils) ; toutefois, on peut prendre, à mon sens, ce manichéisme pour une prise de partie des protagonistes : l’histoire est vue à travers les yeux d’un enfant et de son père ; père qui tente de rassurer son enfant et de le préserver des horreurs de la situation. Il y a un dialogue, dans le roman, où le fils demande au père s’ils sont les gentils (histoire de la lumière/aura qu’ils portent) ; la vision manichéenne que le père offre au fils peut être vue comme un moyen de préserver ce dernier (garder son innocence) de l'horreur et de la folie. Mais il est vrai que les méchants sont réellement déshumanisés (comme dans les contes de fées). Seule exception le vieux Eli, qui bien que méprisable est traité de manière plus complexe.
Par contre, pour le côté philosophique, je pense plutôt que le roman de mc carthy s'apparente beaucoup à ces vieux contes mythologiques ou aux contes de fée ; le côté philosophique n'y apparaît pas directement (n‘est pas revendiqué), mais en filigrane (il imbibe le roman sans apparaître au grand jour : agit de manière subconsciente). C’est toute l’histoire des vieux contes, tout y est symbolique (exemple : l‘hivers éternel, un monde mourrant, la faune éteinte (et les sources de protéines avec elle), les hommes qui mangent leurs propres enfants, au risque de voir éteindre leur lignée, même le nom d'Eli (seul personnage ayant un nom dans le roman) n'est pas choisi au hazard (Eli : prophète de la bible et du coran ayant survécu, lors d'une longue pérégrination, à la faim grâce à l‘aide des animaux sauvages, etc.).
La Route -le livre- est juste un os à ronger en attendant le film dont la réalisation sauvera peut-être un scénario à ras des pâquerettes en cendres...
Tout à fait d’accord, le scénario ne vaut pas réellement plus que celui d’un conte comme le petit chaperon rouge, mais c’est la manière dont il est emmené et développé, notamment à travers cette relation père fils et la quête initiatique du petit, qui rendent le récit intéressant et captivant (comme moi, tu l’as lu d’une traite
).Ce n’est pas le scénario du siècle, mais il est empreint d’une poésie et d’une symbolique qui le rende universel.
Pas grand-chose à retenir en ce qui concerne la survie (ce n’est pas un livre de survie) pour tout lecteur de ce forum, mais un récit mythologique qui parle plus au "coeur" qu’à l’esprit.
Bref, la route a toute l'apparence d'un roman simpliste (il a l'apparente simplicité des contes pour enfant), mais, dans l'absolu, il atteint (à mon sens) l'universalité des contes (il parle au subconscient).
Bon, enfin, c’est comme ça que je l’ai vu (et c’est le miracle des bons romans, chacun y voit un roman différent de celui des autres : un reflet de lui-même
).Bon, je l'ai bien vendu ce bouquin ?
@+
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"Aussi audacieux soit-il d'explorer l'inconnu, il l'est plus encore de remettre le connu en question !" (Kaspar) /The host of seraphim /Dies irae /Miserere /Riders of Doom /La Fille Damnée /Swing FM /Breaking Bad

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Re: [Littérature] romans dédiés à la survie
Histoires de survivants :
L’archipel du goulag - Alexandre Soljenitsyne
A marche forcée - Salvomir Rawicz
Aussi loin que mes pas me portent - Joseph Martin Bauer
C’est en hivers que les jours rallongent - Joseph Bialot
L’espèce humaine - robert Antelme
Ici c’est le paradis - Hyok Kang
Un monde à part - Gustav Herling
Récits de la Kolyma - Varlam Chalamov
Si c’est un homme - Primo Lévy
Le tunnel - André Lacaze
Tête de turc - Günter Wallraff
20 ans dans la foret - Raymond Pin
L’archipel du goulag - Alexandre Soljenitsyne
Colossale enquête documentaire et historique sur les institutions concentrationnaires en Russie. Un livre de combat, qui a ébranlé les fondements du totalitarisme communiste et qui brûle encore les mains. Ecrit de 1958 à 1967 dans la clandestinité, par fragments dissimulés dans des endroits différents, il a été activement recherché, et finalement découvert et saisi par le KGB en septembre 1973.
A marche forcée - Salvomir Rawicz
En 1941, une petite troupe de bagnards s'évade d'un camp russe situé tout près du cercle polaire...et de gagner l'Inde à pieds. Quatre d'entre eux y parviendront au terme d'une odyssée extraordinaire. Ce récit est inspiré d'une histoire vraie.
Aussi loin que mes pas me portent - Joseph Martin Bauer
Après A marche forcée de Slavomir Rawicz (Phébus, 2002), remise au jour – dans une nouvelle traduction, enfin fidèle et complète – d’un autre classique de l’aventure vécue, publié il y a un demi-siècle et qui bouleversa l’Europe de l’après-guerre.
En août 1944, Clemens Forell, infortuné bidasse allemand enrôlé sous la bannière du Reich, laisse derrière lui femme et enfant pour aller se battre sur le front russe. Un an plus tard, capturé par l’Armée Rouge, il se voit refuser le statut de prisonnier de guerre et écope d’une condamnation à vingt ans de bagne – car il s’agit de fournir en main-d’oeuvre les terribles mines mises en exploitation au-delà de la Kolyma, près du détroit de Béring… Après trois longues années passées sous terre, dans des conditions effroyables, Forell parvient à s’évader et entame une odyssée terrestre dont il ne mesure pas d’abord l’impossibilité. Il ne sait qu’une chose : il doit faire route vers le sud-ouest, sans faiblir.
Il connaîtra le froid de la toundra, la faim, les loups, la trahison des compagnons de hasard, le découragement, la peur – la peur surtout. Mais aussi les rencontres inespérées, les inconnus qui prennent des risques pour lui venir en aide – et l’amitié d’un chien qui le consolera de tout. Au bout de trois ans et deux mois de marche, quatorze mille kilomètres d’errance traquée (il ignore le russe et se trouve toujours à la merci d’une dénonciation), il parviendra à franchir la frontière de l’Iran, secouru jusqu’au bout par quelques âmes courageuses sensibles à sa détresse (parmi lesquelles – ironie de l’Histoire – un Juif allemand exilé en terre musulmane…).
Une aventure parfaitement inhumaine, ramenée comme par miracle aux dimensions de la simple humanité.
C’est en hivers que les jours rallongent - Joseph Bialot
Joseph Bialot est détenu à Auschwitz entre août 1944 et janvier 1945. 'C' est en hiver que les jours rallongent' est le récit de sa déportation, ainsi que de sa libération et des jours qui la suivent. L'auteur l'a écrit soixante ans après les faits.
L’espèce humaine - robert Antelme
Quand l'homme en est réduit à l'extrême dénuement du besoin, quand il devient "celui qui mange les épluchures", l'on s'aperçoit qu'il est réduit à lui-même, et l'homme se découvre comme celui qui n'a besoin de rien d'autre que le besoin pour, niant ce qui le nie, maintenir le rapport humain dans sa primauté. Il faut ajouter que le besoin alors change, qu'il se radicalise au sens propre, qu'il n'est plus qu'un besoin aride, sans jouissance, sans contenu, qu'il est rapport nu à la vie nue et que le pain que l'on mange répond immédiatement à l'exigence du besoin, de même que le besoin est immédiatement le besoin de vivre. Levinas, dans diverses analyses, a montré que le besoin était toujours en même temps jouissance, c'est-à-dire qu'en mangeant je ne me nourrissais pas seulement pour vivre, je jouissais déjà de la vie, m'affirmant moi-même, m'identifiant à moi dans cette première jouissance. Mais ce que nous rencontrons maintenant dans l'expérience d'Antelme qui fut celle de l'homme réduit à l'irréductible, c'est le besoin radical, qui ne me rapporte plus à moi-même, à la satisfaction de moi-même, mais à l'existence humaine pure et simple, vécue comme manque au niveau du besoin. Et sans doute s'agit-il encore d'une sorte d'égoïsme, et même du plus terrible égoïsme, mais d'un égoïsme sans ego, où l'homme, acharné à survivre, attaché d'une manière qu'il faut dire objecte à vivre et à toujours vivre, porte cet attachement comme l'attachement impersonnel à la vie, et porte ce besoin comme le besoin qui n'est plus le sien propre, mais le besoin vide
Ici c’est le paradis - Hyok Kang
Philippe Grangereau, écrivain et grand reporter, a recueilli à Séoul ce récit hallucinant. Hyok nous y décrit l'ultime forteresse communiste coupée du monde, ses camps de travail et ses exécutions publiques des " camarades " récalcitrants. Il a même dessiné, avec un vrai talent, les scènes qui l'ont le plus marqué. Hyok a fui avec ses parents, d'abord en Chine où la police les a pourchassés, puis en Corée du Sud, en 2002. Là seulement, il a compris qu'il revenait de l'enfer.
Un monde à part - Gustav Herling
Par une belle journée d'août 1945, un homme grand, élégamment vêtu, la trentaine, marche dans Budapest. Ce fils d'une famille très connue pour sa participation à la révolte de Kossuth en 1848, est secrétaire général de la Croix-Rouge hongroise. Il se rend, l'esprit tranquille, à l'invitation de l'ambassadeur soviétique. Reçu dans une villa cossue par un major fort sympathique, il comprend soudain qu'il s'est jeté de lui-même dans la gueule du loup. Séquestré, arrêté, emprisonné, interrogé, il est condamné à mort. À l'isolement total pendant seize mois, au bord de la folie, il est soudain transféré à l'hôpital-prison de Lvov, en Ukraine. Finalement condamné à cinq ans de Goulag, il est expédié début 1948 en Sibérie, au complexe concentrationnaire du Kouzbass, en pleine taïga. Zek pendant cinq années, puis en relégation, il réussit par miracle à rentrer en Hongrie en 1960. Ne supportant plus le monde communiste, son mensonge permanent, son inhumanité quotidienne, il s'évade de Hongrie en 1965 et s'installe à Munich où il se consacre à la rédaction et à la publication - à compte d'auteur et en hongrois - de ses mémoires. II y mourra en 1982, oublié de tous. C'est le récit de cette formidable odyssée que nous publions aujourd'hui. Récit très souvent tragique de ces masses d'hommes broyés par la mécanique répressive totalitaire. Broyés par le désespoir de la perspective de 25 ans de camp, par l'arrachement à leur famille, à leur village, à leurs études. Broyés, l'hiver, par la chute d'un sapin géant à la coupe dans la taïga ou, lors du flottage de printemps, par le déferlement hurlant des billes de bois. Et pourtant, du fond de cet enfer, Aron Gabor - c'est le nom de ce témoin exceptionnel - préserve la petite flamme de l'espoir, cultive avec passion et reconnaissance chaque signe d'humanité. II tombe amoureux de cette Sibérie où la nature est si puissante et où les hommes, en dépit du communisme, ont conservé une authenticité millénaire. Après L'Archipel du Goulag d'Alexandre Soljénitsyne, les Récits de la Kolyma de Varlam Chalamov et Un monde à part de Gustav Herling, Le Cri de la taïga est le dernier très grand témoignage littéraire d'un Européen sur le Goulag. Un témoignage " oublié " pendant près de quarante ans et aujourd'hui restitué au monde.
Récits de la Kolyma - Varlam Chalamov
Les Récits de Varlam Chalamov, réunis pour la première fois en français, retracent l’expérience de Varlam Chalamov dans les camps du Goulag où se sont écoulées dix-sept années de sa vie.
Fragments qui doivent se lire comme les chapitres d’une œuvre unique, un tableau de la Kolyma, ces récits dessinent une construction complexe, qui s’élabore à travers six recueils. Chaque texte s’ouvre sur une scène du camp. Il n’y a jamais de préambule, jamais d’explication. Le lecteur pénètre de plain-pied dans cet univers. Les premiers recueils, écrits peu après la libération, portent en eux toute la charge du vécu. À mesure que le narrateur s’éloigne de l’expérience, le travail de la mémoire se porte aussi sur la possibilité ou l’impossibilité de raconter le camp. Certains thèmes sont alors repris et transformés. La circulation des mêmes motifs entre différents récits, différentes périodes, constitue à elle seule un élément capital pour le décryptage de la réalité du camp ; on y retrouve la grande préoccupation de Chalamov : comment traduire dans la langue des hommes libres une expérience vécue dans une langue de détenu, de « crevard », composée de vingt vocables à peine ?
Les récits s’agencent selon une esthétique moderne, celle du fragment, tout en remontant aux sources archaïques du texte, au mythe primitif de la mort provisoire, du séjour au tombeau et de la renaissance. On y apprend que le texte est avant tout matière : il est corps, pain, sépulture. C’est un texte agissant. À l’inverse, la matière du camp, les objets, la nature, le corps des détenus, sont en eux-mêmes un texte, car le réel s’inscrit en eux. Le camp aura servi à l’écrivain de laboratoire pour capter la langue des choses.
Le camp, dit Chalamov, est une école négative de la vie. Aucun homme ne devrait voir ce qui s’y passe, ni même le savoir. Il s’agit en fait d’une connaissance essentielle, une connaissance de l’être, de l’état ultime de l’homme, mais acquise à un prix trop élevé.
C’est aussi un savoir que l’art, désormais, ne saurait éluder.
Si c’est un homme - Primo Lévy
Si c’est un homme est un récit autobiographique. Primo Levi le précise dans la préface, tous les faits qu’ils relatent sont véridiques : alors qu’il a 24 ans, il est fait prisonnier par la milice fasciste et déporté dans le camp de Monowitz ( Auschwitz III). Il y restera de décembre 1943 jusqu’en janvier 1945
Le tunnel - André Lacaze
André Lacaze nous donne un récit personnel de déportation au camp de concentration de Mauthausen. En effet, il a fait partit des ces prisonniers de Mauthausen envoyé à Loibl-Pass en 1943, à la frontière yougoslave, afin de construire le tunnel.
Tête de turc - Günter Wallraff
Günter Wallraff, journaliste, estime que les situations ne se connaissent et ne se comprennent que vécues de l’intérieur. Sa nouvelle enquête, qu’il a repoussé pendant dix ans tellement il sentait que cela allait être dur, concerne les conditions de travail des émigrés turcs en Allemagne fédérale. Déguisé en turc, il se lance à la recherche de son premier emploi...
Il s’avère que quel que soit le secteur d’activité (entreprises de bâtiments ; centrales nucléaires ; tests de santé...), les turcs sont systématiquement envoyés aux postes les plus dangereux. Le tout pendant des fois plus de 24 heures de travail d’affilée et pour des salaires plus que lamentables, quand ils ont la chance de le percevoir en entier.
« Tête de turcs » est un extraordinaire plaidoyer, et un livre rempli d’humanité et d’amour pour son prochain.
20 ans dans la foret - Raymond Pin
Tout le monde connaît les SDF qui survivent comme ils peuvent dans nos villes , sur les bouches de métro , ou dans les cabines de téléphone . En général , le passant détourne le regard sur cette honte de notre si prospère société . Mais pratiquement personne ne connait l'existence des sans-abris de la campagne . Michel Damien a eu le mérite de donner la parole à l'un d'entre eux , Raymond Pin qui a réellement passé vingt ans dans la forêt .
Avec des bouts de planches , de tôles et tout ce qu'il peut trouver dans les décharges publiques , il se construit une cabane . Il ne parle pratiquement à persone . Il mange ce qu'il peut trouver dans la forêt , des mûres , des champignons , des châtaignes . En hiver , il a si froid , qu'il entretient son feu en permanence .
Et bien qu'il ne gène personne , le maire de la localité ( honte sur lui !) ordonne son expulsion et fait même brûler sa cabane et tous ses pauvres biens . Et il se retrouve repoussé plus loin dans la forêt , sur le territoire d'une autre commune . Voilà le récit tristement véridique d'une aventure hallucinante à deux pas de chez nous puisqu'il s'agit de la forêt de Fontainebleau !
Ce livre m'a beaucoup frappé car la personnalité de Raymond Pin a quelque chose d'extraordinaire . Dans sa phénoménale pauvreté et le monstrueux abandon de sa solitude abyssale , il garde un amour de la vie , une sérénité , une grandeur d'âme , une sorte de bonté ou de candeur intrinsèque .
Pour nous tous , la leçon d'un simple .
________________________________________________________
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Re: [Littérature] romans dédiés à la survie
Ici c’est le paradis - Hyok Kang
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| Philippe Grangereau, écrivain et grand reporter, a recueilli à Séoul ce récit hallucinant. Hyok nous y décrit l'ultime forteresse communiste coupée du monde, ses camps de travail et ses exécutions publiques des " camarades " récalcitrants. Il a même dessiné, avec un vrai talent, les scènes qui l'ont le plus marqué. Hyok a fui avec ses parents, d'abord en Chine où la police les a pourchassés, puis en Corée du Sud, en 2002. Là seulement, il a compris qu'il revenait de l'enfer. Celui ci je l ai lu...l'auteur décrit avec des mots simples des scènes qui nous semblent presque impossible, comme une famine "médiévale", mais dans les années 90...vraiment trash... Quand on a finit de le lire si on ne jette pas sa TV et ne commence pas à faire des stocks de bouffe c'est qu'on a un problème au cerveau... Le Celte |

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Re: [Littérature] romans dédiés à la survie
Pour ma part je viens de finir Asie fantôme par Ferdynand Ossendowski (l'auteur de Bêtes hommes et dieux) et j'ai adoré.
L'action se passe avant la révolution russe et donc c'est (un (tout petit) peu) moins le bordel, le livre est donc moins axé survie mais ça décoiffe quand même. L'auteur décrit le mode de vie pour le moins rustique des populations locales (Tartares, Aïnous, Kirghizs,...) et ça nous donne donc de bonne recette (comme les galettes de crabe) et des parties de chasse pour le moins couillues (la chasse au loup au fouet).
Franchement je ne peux que vous le conseiller.
L'action se passe avant la révolution russe et donc c'est (un (tout petit) peu) moins le bordel, le livre est donc moins axé survie mais ça décoiffe quand même. L'auteur décrit le mode de vie pour le moins rustique des populations locales (Tartares, Aïnous, Kirghizs,...) et ça nous donne donc de bonne recette (comme les galettes de crabe) et des parties de chasse pour le moins couillues (la chasse au loup au fouet).
Franchement je ne peux que vous le conseiller.
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L’exaltation de son orgueil le sauvait de l’épouvante. Le sommet atteint, après tant de noires batailles était si lumineux, si haut, que la chute serait un envol.
René BARJAVEL : Le diable l’emporte

Darkside of the Moon- Membre Premium
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Re: [Littérature] romans dédiés à la survie
« La Route »
(Hors détails pour survivre, qui nous sont familiers. )
C’est une longue route que nous parcourons dans ce livre, sans un seul chapitre.
1 - la Filiation : étrange, cette dénomination « l’enfant » ou « le petit » pendant le 1er tiers du livre ; certes, le petit dit « papa », à un moment donné, ce qui n’est pas gage de la paternité de l’homme. Puis vient l’évocation de « maman », et enfin le bref récit du souvenir de la naissance de l’enfant, et alors est prononcé le mot de « père ».
Comme si l’homme se bridait lui-même de cette paternité, compte-tenu de ses projets vis à vis du garçon en cas de malheur.
2 – La quête de l’homme : sauver l’enfant.
Le vagabond, symbole du « vieux sage » des contes, qui est censé indiquer la voie sous forme d’énigme, délivre un message de désespoir, mais de façon assez surréaliste. Ce qu’il dit sur la mort peut faire penser à la lumière dans l’obscurité : si personne n’est là pour voir la lumière, qui peut dire qu’elle existe ?
Ce passage du vagabond est un régal pour les philosophes (et les amateurs de Jung).
C’est pourquoi je pense qu’il est un « vieux sage » pour l’homme, pas pour l’enfant. Si le père meurt : il ne saura plus si son enfant survit ou pas : message qu’il n’est pas prêt à entendre.
3 - La quête de l’enfant : trouver une famille.
L’enfant sait qu’il va perdre son père. Son questionnement incessant sur « les gentils & les méchants » montre sa recherche de repère : à qui pourra-t-il faire confiance ?
Sa quête de la vérité aussi (tandis que l’homme s’attache à dire la réalité, ce qui n’est pas exactement la même chose).
Partout, au gré des rares rencontres, il voudrait garder les autres avec lui (l’enfant, le vieillard foudroyé, le vagabond).
Sa rencontre finale avec une famille n’est pas le message d’espoir : on ne sait pas ce qu’il en sera de leur route, en fait, la route continue.
4 – Le message d’espoir est discret et subtil.
Un peu comme la colombe qui ramène enfin un rameau d’olivier à Noé, au moment où le père s’affaiblit, ils voient un espace avec des fougères et des plantes sauvages qui ont résisté.
Alors que jamais jusqu’ici ils n’ont pas rencontré de végétaux vivants.
5 – Les « figures » du récit, j’en ai parlé un peu, à partir de la façon dont ce même récit se structure.
On remarquera la forme des dialogues homme/enfant : courtes phrases, inspir/expir de leur respiration dans la marche.
(Hors détails pour survivre, qui nous sont familiers. )
C’est une longue route que nous parcourons dans ce livre, sans un seul chapitre.
1 - la Filiation : étrange, cette dénomination « l’enfant » ou « le petit » pendant le 1er tiers du livre ; certes, le petit dit « papa », à un moment donné, ce qui n’est pas gage de la paternité de l’homme. Puis vient l’évocation de « maman », et enfin le bref récit du souvenir de la naissance de l’enfant, et alors est prononcé le mot de « père ».
Comme si l’homme se bridait lui-même de cette paternité, compte-tenu de ses projets vis à vis du garçon en cas de malheur.
2 – La quête de l’homme : sauver l’enfant.
Le vagabond, symbole du « vieux sage » des contes, qui est censé indiquer la voie sous forme d’énigme, délivre un message de désespoir, mais de façon assez surréaliste. Ce qu’il dit sur la mort peut faire penser à la lumière dans l’obscurité : si personne n’est là pour voir la lumière, qui peut dire qu’elle existe ?
Ce passage du vagabond est un régal pour les philosophes (et les amateurs de Jung).
C’est pourquoi je pense qu’il est un « vieux sage » pour l’homme, pas pour l’enfant. Si le père meurt : il ne saura plus si son enfant survit ou pas : message qu’il n’est pas prêt à entendre.
3 - La quête de l’enfant : trouver une famille.
L’enfant sait qu’il va perdre son père. Son questionnement incessant sur « les gentils & les méchants » montre sa recherche de repère : à qui pourra-t-il faire confiance ?
Sa quête de la vérité aussi (tandis que l’homme s’attache à dire la réalité, ce qui n’est pas exactement la même chose).
Partout, au gré des rares rencontres, il voudrait garder les autres avec lui (l’enfant, le vieillard foudroyé, le vagabond).
Sa rencontre finale avec une famille n’est pas le message d’espoir : on ne sait pas ce qu’il en sera de leur route, en fait, la route continue.
4 – Le message d’espoir est discret et subtil.
Un peu comme la colombe qui ramène enfin un rameau d’olivier à Noé, au moment où le père s’affaiblit, ils voient un espace avec des fougères et des plantes sauvages qui ont résisté.
Alors que jamais jusqu’ici ils n’ont pas rencontré de végétaux vivants.
5 – Les « figures » du récit, j’en ai parlé un peu, à partir de la façon dont ce même récit se structure.
On remarquera la forme des dialogues homme/enfant : courtes phrases, inspir/expir de leur respiration dans la marche.
________________________________________________________
Il est un temps—court--pour tomber,
et un temps--très long--pour se relever.
.
BOB de Mado

mado- Modérator
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Re: [Littérature] romans dédiés à la survie
Pour coller à l'actualité médicale mouvementée du moment, je vous invite à lire cette oeuvre de Daniel Defoe (l'auteur de Robinson Crusoe, également journaliste), écrite en 1720 : "Journal de l'année de la peste".
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En 1665, l'Angleterre est touchée par une épidémie de peste dévastatrice. Defoe, qui avait 5 ans à l'époque, semble avoir été marqué par cet événement. L'épidémie de peste de 1720 à Marseille est pour lui l'occasion d'évoquer de facon très documentée ce qui s'était passé à Londres quelques années auparavant.
Le narrateur est un marchand, qui, pour des raisons spirituo-religieuses plutôt vâseuses, décide de rester dans la ville alors que l'épidémie commence à faire les premières victimes. Il va raconter comment la ville va sombrer dans le chaos (vol, pillage, famine) et se transformer en mouroir puis en charnier, la peste emportant 70.000 habitants.
Il a été reproché à Defoe d'avoir écrit un récit de fiction peu fidèle à ce qui s'était passé. Il n'en est rien, les travaux des historiens ayant mis en évidence que les faits rapportés par le narrateur/Defoe sont authentiques et prouvés.
Bonne lecture !
Rammstein
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En 1665, l'Angleterre est touchée par une épidémie de peste dévastatrice. Defoe, qui avait 5 ans à l'époque, semble avoir été marqué par cet événement. L'épidémie de peste de 1720 à Marseille est pour lui l'occasion d'évoquer de facon très documentée ce qui s'était passé à Londres quelques années auparavant.
Le narrateur est un marchand, qui, pour des raisons spirituo-religieuses plutôt vâseuses, décide de rester dans la ville alors que l'épidémie commence à faire les premières victimes. Il va raconter comment la ville va sombrer dans le chaos (vol, pillage, famine) et se transformer en mouroir puis en charnier, la peste emportant 70.000 habitants.
Il a été reproché à Defoe d'avoir écrit un récit de fiction peu fidèle à ce qui s'était passé. Il n'en est rien, les travaux des historiens ayant mis en évidence que les faits rapportés par le narrateur/Defoe sont authentiques et prouvés.
Bonne lecture !
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Rammstein- Membre fondateur
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Re: [Littérature] romans dédiés à la survie
Darkside of the Moon a écrit:Pour ma part je viens de finir Asie fantôme par Ferdynand Ossendowski (l'auteur de Bêtes hommes et dieux)
"Bêtes homme et dieux" c'est à lire absolument, ce n'est pas exactement de la survie mais de la simple vie de nomades et de sibériens sachant ce qu'il faut faire et ayant ce qu'il faut: hache, couteau, briquet, vêtements de feutre et peau de bête, rien de plus.
Pour la survie urbaine qui nous attends, je vous conseillerai les récits de la vie quotidienne pendant l'occupation allemande comme "allemande" de françois Nourrissier. Pas de récits de combats mais la survie quotidiene face à la pénurie comme un combat. Et pas une pénurie d'habitude comme la pauvreté du tiers monde mais une pénurie qui vous tombe dessus en quelques semaines. Ils se sont adaptés, nous pourrons le faire aussi.
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"Que désirez-vous vraiment? C'est la seule vraie question.
Une fois que l'on sait cela, on a un objectif et celui-ci vous donne une
direction." Steve de Masco

Philippe13- Membre Premium
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Re: [Littérature] romans dédiés à la survie
Je viens de tilter tout d'un coup (pardonnez moi mais je l'ai lu y'a longtemps maintenant). Mais un ouvrage intérressant pour ceux qui s'intéressent au nucléaire est le manga Gen d'Hiroshima : 10 tomes, beaucoup de pages, noir et blanc, dessin difficile pour les ceuses habitués au "joli dessin" formaté et colorisé à l'ordinateur que l'on fait maintenant, les dessins n'épargnent pas du tout l'horreur, témoigagne d'un survivant, très dur.
La BD débute très peu de temps avant le bombardement, les 3 premiers tomes concernent l'après quasi immédiat puis cela suit sur pls années avec les conséquences physique (comme la peau qui fond ce qui m'a marquée !!), mentales, l'organisation de la survie, la solidarité (ou pas, surtout "ou pas" en fait !), violence sociale, violence militaire, violence familiale, violence contre l'occupant, quête desepéré de nourriture, maladies diverses dues aux radiation. Bref c'est à lire. C'est dur, mais à lire.
La BD débute très peu de temps avant le bombardement, les 3 premiers tomes concernent l'après quasi immédiat puis cela suit sur pls années avec les conséquences physique (comme la peau qui fond ce qui m'a marquée !!), mentales, l'organisation de la survie, la solidarité (ou pas, surtout "ou pas" en fait !), violence sociale, violence militaire, violence familiale, violence contre l'occupant, quête desepéré de nourriture, maladies diverses dues aux radiation. Bref c'est à lire. C'est dur, mais à lire.
Gen d'Hiroshima - Wikipédia
L'histoire retrace le parcours de la famille Nakaoka à Hiroshima, quelques jours avant, puis après le bombardement atomique du 6 août 1945. L'histoire est basée sur la propre expérience de l'auteur, survivant du bombardement où il perdit son père, sa sœur et son frère cadet.
Nakazawa couvre plusieurs années après Hiroshima afin de montrer les conséquences sur le long terme comme les maladies mortelles dues aux rayonnements atomiques. Il insiste également sur les traumatismes de la societé japonaise : rejet des victimes de la bombe qui symbolise la défaite pour les japonais, famines et pauvreté entrainant marché noir, criminalité organisée des yakuzas et orphelins délinquants.
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gen_d%27Hiroshima
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La connaissance s'acquiert par l'expérience, tout le reste n'est que de l'information. A. Einstein
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Re: [Littérature] romans dédiés à la survie
de la part de grosminet
grosminet a écrit:
voici un livre que j'ai lu récemment et dont je ne trouve pas trace ici : "Un an de cabane" par Olaf Candau.
Olaf
est un Français qui est parti vivre 1 an dans Yukon, au nord ouest du
Canada, tout près de l'Alaska. D'un mois de juillet à juillet de
l'année suivante, afin de pouvoir se construire sa cabane pendant les
mois d'été, il va cohabiter avec les martres, les élans, les loups et
les ours, mais aussi le froid (- 27° en moyenne l'hiver), et multiplier
les échecs avec la pêche.
Il raconte quelques rencontres (trappeur,
famille d'écolos, etc) dans un style agréable, qui se lit vite. Le
livre fait 250 pages et se dévore facilement d'une traite tellement il
est captivant.
Olaf n'a pas de projet survivaliste. Il veut
seulement se confronter à la nature vierge pour son silence et faire de
l'introspection. Il choisi donc de construire sa cabane à 4 h de marche
de la route la plus proche, mais il va en ville toutes les 3 semaines
(4 heures de marche jusqu'à la route, puis un coup de vélo pour
rejoindre sa voiture garée en lieu sûr, puis le trajet en auto...) pour
acheter ce dont il a besoin : bouffe, balles de fusil (sécurité contre
les ours et chasse aux volatiles) matériel de pêche, d'éclairage, etc.
Il garde ainsi contact avec le monde et ses proches, via le cybercafé.
Il reçoit même de la visite (3 amis français) qu'il loge pendant 15
jours au cours du 2eme été.
Olaf ne parle pas de Christofer Mc
Candless (le jeune américain qui a inspiré le film "into the wild") car
sa démarche est différente, mais on ne peut s'empêcher de les comparer.
Pour
ce qui est de la survie, on trouve dans ce livre expliquée en détail la
construction de sa cabane, la chasse aux coqs de bruyère (la viande
qu'il mange le plus souvent) et les ennuis que lui ont causé ours
(agressif) et martres (voleuses).
ce livre est épuisé mais on
le trouve d'occasion sur les sites internet habituels. C'est aux
éditions Guérin. Une réédition est prévue.
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Raffa- Modérator
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Re: [Littérature] romans dédiés à la survie
Je viens de me refaire l'intégrale de Jeremiah, la Bd post-apocalyptique de Hermann.
C'est un "classique" dans la bd européenne, mais souvent méconnue du grand public. Même si tous les albums ne se valent pas, c'est vraiment l'une de mes bds favorites.
Le coté "post-bise" est très fouillé: les paysages de ville en ruines, les fouilles dans les anciennes décharges, les tentatives de restructurations de la société, les 1000 et une débrouilles qui permettent de subsister... et la violence, la corruption, la loi du plus fort, qui frappent irrémédiablement une société après le chaos (déjà qu'avant, c'est pas glorieux...)...
L'humain est représenté tel qu'il est réellement: ni bon, ni mauvais, intéressé, plutôt lâche, et souvent soit victime soit bourreau.
Bref, si vous ne savez pas quoi lire au coin du feu cet hiver...
Source
C'est un "classique" dans la bd européenne, mais souvent méconnue du grand public. Même si tous les albums ne se valent pas, c'est vraiment l'une de mes bds favorites.
Le coté "post-bise" est très fouillé: les paysages de ville en ruines, les fouilles dans les anciennes décharges, les tentatives de restructurations de la société, les 1000 et une débrouilles qui permettent de subsister... et la violence, la corruption, la loi du plus fort, qui frappent irrémédiablement une société après le chaos (déjà qu'avant, c'est pas glorieux...)...
L'humain est représenté tel qu'il est réellement: ni bon, ni mauvais, intéressé, plutôt lâche, et souvent soit victime soit bourreau.
Bref, si vous ne savez pas quoi lire au coin du feu cet hiver...
La saga de Jeremiah se déroule aux Etats-Unis. La première planche de La lnuit des rapaces nous résume brièvement la situation.
Vers la fin du 20ème siècle, le monde est chamboulé par la montée du racisme. D’un côté se trouvent les blancs (WASP) , et de l’autre, les noirs (Black-Power), chaque camp lutte pour la survie et l’imposition de sa race et cela à n’importe quel prix. Cette haine raciale incontrôlable ne tarde pas a dégénérer en une guerre civile sans pitié. La folie humaine va aboutir à un geste fou. Celui d’un homme, dont on ne saura jamais l’appartenance ethnique, qui appuie sur le « bouton rouge. » Celui qui fait exploser le grand champignon atomique et se charge de remettre tout le monde d’accord. Cette solution ultime plonge la civilisation américaine en plein chaos et la ramène plus de 300 ans en arrière. Elle ne laisse pas beaucoup de monde debout : une dizaine de millions dans toute l’Amérique.
Privés d’une civilisation structurée, les survivants tentent de recréer des communautés, de rebâtir sur les ruines un fond social constitué d’une mosaïque de groupes humains de couleurs et de modes de vie différents. Les erreurs du passé refont petit à petit surface et les plongent dans un nouveau marasme. Des bandes de pillards sèment la terreur dans cet univers où il faut se défendre de tout : de la nature, des animaux sauvages et, surtout, des hommes. Hermann s’inspire du temps lointain des pionniers pour en faire un western post-apocalyptique régi par une sale loi, celle du plus fort.
L’idée de créer Jeremiah est venue à Hermann après la lecture de Ravage, de Barjavel, qui décrit des lendemains d’une guerre nucléaire. Jeremiah est une sorte de ballade à l’américaine, sur fond de poésie rude, sans sensiblerie car Hermann a horreur des violons pleurnichards.
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Da- Membre Premium
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Re: [Littérature] romans dédiés à la survie
j'aimerai bien mettre la main sur tout ces album, j'ai en lu quelque un a l'époque du collège j'en ai un très bon souvenir.
Petite précision, dans ravage, ce n'est pas vraiment un guerre nuclaire, c'est la disparition subite de "énergie" qui plonge le monde dans le chaos.
Petite précision, dans ravage, ce n'est pas vraiment un guerre nuclaire, c'est la disparition subite de "énergie" qui plonge le monde dans le chaos.
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il ne s'agit pas de savoir si l'eau est froide,
il faut traverser.(St exupery)

supercureuil- Membre Premium
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Re: [Littérature] romans dédiés à la survie
supercureuil a écrit:
Petite précision, dans ravage, ce n'est pas vraiment un guerre nuclaire, c'est la disparition subite de "énergie" qui plonge le monde dans le chaos.
Encore plus précisemment : la disparition de l'électricité. Les savants d'un pays terroriste mettent leur menace à exécution : ils modifient le comportement de la matière, et l'électricité ne peut plus circuler. Ainsi, si les voitures s'arrêtent, ce n'est pas par manque de carburant, mais parce que le circuit électrique ne fonctionne plus.

Barnabé- Animator
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Re: [Littérature] romans dédiés à la survie
Si je me souviens bien, en plus de l'électricité, c'est aussi les aciers et autres métaux ferreux qui sont touchés : ils deviennent fragiles, et donc les armes explosent, les épées se rompent, ect...
Pour les Jeremiah, j'ai découvert cette série quand ils l'ont ressorti en intégrale (4 albums en un). Au fur et à mesure des sorties, je les ai pris. Je te les prêterai bien, mais tu es un peu loin
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Pour les Jeremiah, j'ai découvert cette série quand ils l'ont ressorti en intégrale (4 albums en un). Au fur et à mesure des sorties, je les ai pris. Je te les prêterai bien, mais tu es un peu loin
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Da- Membre Premium
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Re: [Littérature] romans dédiés à la survie
C'est malheureux que "Hermites dans la Taiga" ait fini dans le fil "romans", mais bon, on va mettre cela sur le compte d'une énième cuite de Pétrus !
Un reportage photo a été réalisé en marge du bouquin. On peut le voir ici.



Rammstein
Un reportage photo a été réalisé en marge du bouquin. On peut le voir ici.

Rammstein
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Rammstein- Membre fondateur
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